Des travaux menés par l’université de Columbia (USA) démontrent un lien existant entre diabète déjà ancien et de taux de cholestérol élevé. Ce lien serait un facteur d’aggravation rapide dans le développement de la maladie d’Alzheimer.
« Le cholestérol est seulement une pièce du puzzle. Il y a d’autres facteurs de risque tels que l’hypertension et l’obésité. Plus vous avez des facteurs de risque, plus le risque est augmenté » a déclaré Dr. Alina Salomon de l’université de Kuopio en Finlande.
Depuis de nombreuses années, les chercheurs soupçonnaient les maladies du sang d’être des facteurs de risque importants dans le développement de la maladie d’Alzheimer ou des maladies de démence apparentées.
Une étude en partenariat avec la Finlande et l’Amérique a démontré que « avoir un taux de cholestérol élevé à la quarantaine augmenterait les risques de développement de la maladie d’Alzheimer ». Cette étude a été menée sur une population de 9800 personnes âgées de 40 à 45 ans sur une durée de 40 ans. Presque 5% d’entre eux ont développé la maladie d’Alzheimer et 1.33% des maladies apparentées. Le dénominateur commun entre ces deux groupes de population est un taux de cholestérol élevé après 40 ans (240mg) !
D’autre part, le déséquilibre glycémique, qui entraîne des taux de diabète élevé, augmente le risque de maladie dégénérative d’origine vasculaire, et accroît l’influence néfaste sur l’accélération du vieillissement cérébral. Cette relation se vérifie de plus en plus dans les études et ne cesse d’être confirmée : quand la quantité de sucre augmente dans le sang, l’activité cérébrale en est réduite d’autant plus, et ce, bien avant que les personnes puisse souffrir de déficience ou de troubles de la mémoire.
En effet l’équilibre alimentaire fait partie du bon maintien du patient atteint d’Alzheimer. Ce principe d’alimentation équilibrée est extrêmement bénéfique car il fournit les aliments nutritifs dont le corps a besoin. L’accent sera mis sur les fruits, les légumes, et également les céréales et légumineuses complètes. N’oublions pas les poissons riches en Oméga 3.
Il est impératif de limiter la consommation d’alcool, de sel, et de caféine. Il est nécessaire que le patient s’hydrate énormément !
Il est souvent recommandé de pratiquer une « activité sportive » ou «faire de l’exercice », mais en fait de quoi s’agit-il pour les malades d’Alzheimer ou des pathologies dégénératives ? Pour l’ensemble de ces patients, l’activité sportive apportera un grand bienfait dans les désordres relevant de la désorientation spatiale. Les activités relevées les plus pratiquées sont la marche, la natation, le jogging, le bowling, le golf, la danse mais aussi les activités ménagères et le jardinage.
C’est la Dr. Constantine Lyketsos, épidémiologiste de l’Université Johns Hopkins, qui précise que « exercer son corps, c’est aussi exercer son cerveau, puisque le cerveau est central dans la coordination des mouvements’. Elle ajoute également que l’effet bénéfique de toute activité physique est lié à la diversité, la richesse sociale et cognitive que les activités peuvent apporter et non pas, à l’intensité de l’effort.
Dans des cas de maladie plus avancés, ce sera au kinésithérapeute de mettre en place un programme où le rythme et l’intensité de l’effort seront progressifs et personnalisés, en renforçant la valorisation du patient. C’est le manque d’« estime de soi » qui amène le patient vers l’asthénie dépressive et donc favorisera l’augmentation des phénomènes débouchant sur la démence.
Alors, faites attention à votre santé !
• Premièrement, tachez d’équilibrer votre diabète, voire de l’enrayez, et c’est possible !
• Deuxièmement, mangez sainement afin de ne pas dépasser des niveaux inquiétants dans le dosage du cholestérol,
• Troisièmement, prévenez le déclin cognitif en pratiquant des exercices mentaux et physiques.
En agissant ainsi, vous préviendrez, selon les recherches universitaires, les causes de la déficience cognitive, vous barrerez en quelque sorte la route à la maladie d’Alzheimer, et par conséquent, vous préserverez votre vieillesse !