Régimes et diététique : alimentation et cerveau
Après avoir tenté de mettre en relation l’alimentation et les pathologies, et de vérifier ses effets sur le cerveau, peut-on analyser dans quels domaines l’alimentation peut-être utile ? On s'oriente aujourd’hui vers le lien qui existerait entre la restriction calorique et le bon fonctionnement du cerveau.
Il s’agit de la première étude réalisée chez l’homme par l’université allemande « Munster », qui démontre de quelle manière la restriction calorique est susceptible d’influencer la mémoire de manière positive. En réduisant leurs apports caloriques, les participants à l’étude ont amélioré leur mémoire.
Plus de détails :
Une étude a été portée sur un nombre restreint de sujets, âgés de 50 à 72 ans. Ils ont été divisés en trois groupes avec des consignes alimentaires conformément à leur poids.
• Le groupe dit des « obèses » a réduit ses apports caloriques quotidiens de 30% et la taille des portions ingérées leur a été imposée.
• Pour le deuxième groupe, les gens en surpoids, des aliments ont été choisis en fonction de leurs vertus favorables à l’amélioration de la santé.
• Les gens du troisième groupe , en un poids normal, et n’ont pas eu à faire face à une demande particulière de la part des scientifiques.
Résultat
Après 90 jours, les groupes se sont soumis à des tests permettant de mesurer les changements opérés sur la mémoire et son fonctionnement. Il s’avère que le groupe ayant réduit ses apports caloriques a présenté des résultats positifs quant aux performances mesurant la mémoire.
Cheminement scientifique
Un régime à basses calories entraîne une baisse des niveaux d’insuline et donc moins de signes d’inflammation. Cette dernière contribuerait à l’affaiblissement des fonctions cérébrales. Réduire le niveau d’insuline augmenterait, d’après le Dr. Flöel neurologue membre de cette étude, la sensibilité des récepteurs dans le cerveau.
Ce niveau d’insuline diminué, permettrait d’améliorer et de renforcer la mémoire et la conservation des souvenirs de manière durable.
Un second procédé vérifié concerne l’agrégation des protéines toxiques, qui favoriseraient la résistance à l’insuline et contribueraient à l’amélioration de la fonction cérébrale.
Cependant, restons cartésien. Le cerveau reste une machine complexe opérant un nombre important d’opérations dans des temps infiniment réduits. Il y a d’importantes étapes entre le moment où l’on avale quelque chose et le résultat. Mieux manger revitalise et renforce le corps et l’esprit.
Pensez toujours à consultez un diététicien ou un nutritionniste qui saura adapter votre régime alimentaire à votre situation personnelle, et pour des problèmes de mémoire demandez l’avis de votre médecin.
La thérapie nutritionnelle trouvera-t-elle sa voie en choisissant, voire en éliminant, des aliments de nos cartes alimentaires ?